CO129-169 - Others - 1874 — Page 97

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JOURNAL UFFUJBL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISH

pour faire face à l'excédant de dépense de 8,370 francs ci-dessus indiqué, il est indispensable de recourir & Fouverture d'un crédit supplémen- taire de pareille somme, au titre du chapitre ter du budgét, de l'exercice 1873,

En conséquence, ta commission du budget a l'honneur de proposer à l'Assemblée nationale, Tadoption du projet de loi suivant :

PROJET DE LOI

Art 1. Il est alfoué au ministre de l'intérieur, pour les dépenses ordinaires du gouvernement général civil de l'Algérie, sur l'exercice 1873, au delà des crèdits ouverts par la foi du 26 décem- bra 1872, un crédit de huit mille trois cent solzante-dix francs, applicables au chapitre 1". (Administration centrale. - Personnel).

Art. 2. Il sera pourvu à cette dépense au moyen des ressources générales du budget de 1873.

RAPPORT

fait au ministre de la marino et des colonies et au ministre de l'instruction publique, des cultes et des beaur-erts, par M. L. Delaporte, lieutenant de vaisseau, sur la mission scienti- fique au ruines des monuments klimers de Puncien Cambodge.

(Suite el fin. Voir le Journal officiel d'hier.)

VI

BENG MÉLA

M. Bouillet avait déjà fait faire des travaux considérables, et à notre arrivée, nous trouvâ- mes les abords de la grande résidenca de Bong Meléa complétement dégagés; le plan du mo- nument principal très-avancé, et quelques frag- ments de sculpture réanis près du campe-

ment.

Ppulant notre séjour à Pracan, je m'étais suribus attaché à rectieillir des statues, sachant abien il serait difficile de s'en procurer ail-

urs.

1.

A Meléa, jn fis prendre de petites portions A bas-reliefs et des spécimens d'architecture, els que fragments de moulures, barreaux de fen tree en grès délicieusement ernementés, chapiteaux, pilastres et piliers sculptés. Ces morceaux d'architecture sont ici d'un goût plus sobre, plus pur que dans la majeure partie des monuments de l'ancien Cambodge.

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2 Avril 182

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

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pelé Preasat Cong Phluc. Je le trouvai tre

2 Avril 1874 délabré. J'y pus cependant recueillir de phot

saient à l'enlèvement de statues ou sculp-grandes résidences sont surmontées de tours la canonnière qui prit à la remorque plusieurs fragmente de sculptures. Je constatai a

ires des monuments d'Angcor.

à faces humaines, semblables à calles de Baïon, barques chargées de sculptures tardivement l'existence d'une longue avenue bordée f Ces ordres nous étaient connus d'avance. M.

tandis que les édifices intérieurs sont couverts revenues de Melés par Angcor et nous fimes chaque côté par une rangée de bautes horre Bouillet avait donc rassuré le mandarin en lui de sculptures appartenant à une époque voi-route pour Phnom Penk. et partant de la porte riord pour aller rejoini disant que nous désirions sentement visiter et sine de celle d'Angcor Wat, et ornés de pom- Fancienne chaussée khmer, qui mène en lignendier les ruines, recueillir des inscriptions et breuses tours à cinq étages d'une finesse et droite dé Pracan à Méléa.

prendre des moulages de sculptures et de bas- d'une pureté de style très-remarquables. A Ta reliefs. Pour applanir les difficultés de ce côté, Prohm, ainsi qu'à Prakane, l'une des galeries Yervoyai prendre à bord de la canonnière principales est encore remplie de pierres à mouillée à l'embouchure de la rivière des ca- demi-taillées et de fragments de statues ou de deaux que j'offris au gouverneur, et il consen-piédestaux ébauchés ces parties des mona- hit, en échange, à nous fournir les guides et les hommes dont nous avions besoin.

PHNOM COULEN.

riété on y voit des feuillages et des fleurs, des arabesques, des oiseaux et dos animaux de mille formes. A l'entrée d'un édicule intérieur ruiné, nous avons remarqué de petits médail- lous entourés d'arabesques et représentant : ici, un enfant nu domptant un coq; au-dessus, un enfant grimpé sur un cerf; en face, un autre enfant à cheval sur un paon; puis des combats d'animaux, des guenons jouant avec leurs pe- tits, des digurines de danseuses isolées ou par groupes, et vingt autres gracieuses sculptures. M. Hatte repartit bientôt après pour aku Malgré cette profusion, il n'était pas facile examiner des carrières antiques situées au pied de prendre, à Méiéa, les spécimens désirés. Il de la petite chaîne de Phoom Coulen. Puis f fallat d'abord employer le travail lent et pé- alla visiter plusieurs poiata intéressants de ca nible de la scie, pour détacher les surfaces montagnes ainsi que des ruines et un immers sculptées des gros blocs. Puis il fallut faire Bouddha couché, sculpté en plein roc sur passer chaque pierre par-dessus une série de des sommets. D'après la légende, cette gigan M. Bouillet avait, dès son arrivée, fait acti- murs élevés entremêles d'arbres et de lianes, tesque statue serait antérieure à la pagal

yement commencer les travaux de dégagement car les murailles du monument sont restées d'Angcor. Elle n'a pas cesse d'être l'objet d'une monament de Baion, peut-être le plus re- debout, mais partout les portes, obstruées par grande vénération et le but de nombreux pemarquable de tous ceux laissés par les Khmers, la chute des voûtes et des tours qui les sur-rinages, bien qu'aujourd'hui on n'en puisse sp dont je désiraia faire une étude aussi com- montaient, sont infranchissables.

procher qu'au prix d'une ascension très-blite que son état de délabraiment le permet-

Après on séjour de trois semaines à Mátés nous avions achevé tous nos enlèvements sculptures.

Je his charger les morceaux recueillis dars

A ces difficultés s'en joignaiout encore n'aurilleuse, tres. Après une interruption dans la saison des pluies dont nous avions profité pendant la première partié du voyage, le mauvais temps était veru mettre un nouvel obstacle à nos travaux. Les orages nous avaient repris au moment de notre départ de Pracan en trois jours, ils avaient inondé la plaine et changé les abords des ruines en marais chauds et mal- sains. Nous n'allions pas tarder à ressentir les conséquences de notre séjour dans ces dange-retour. reuses forêts.

Le 30 août, le docteur Harmand arriva de Pracan avec le reste de notre personnel. Il avait fait terminer les radeaux et les avait laissés chargós de nos sculptures, prêts à partir aussi- lôt que le torrent aurait atteint une élévation suffisante.

Le docteur Harmand rapportait aussi d'inté ressants renseignements sur un édifice qu'il avait découvert à peu de distance de Ponteay Pracnu et dont les indigènes prétendaient ignorer l'existence. La tour qui occupe le centre de cette construction est ornée de quatre grandes faces humaines, genre de décoration très-ancien, qui jusque là n'avait été observé qu'au groupe des raines d'Angcor, de renvoyai, quelques jours plus tard, l'un de nos dessina- teurs, le maître mécanicien Penaud, pour sur- veiller le départ des radeaux de Pracanet lever le plan de cette ruine.

Les travaux de la mission se continuaient avec toute l'activité possible. M. Bouillet veil- lait au transport des sculptures, M. Faraut et ses aides achevaient leurs plans, le docteur Jullien avait fait d'intéressantes découvertes sax environs. À peine revenu de Pracan, le docteur Harmand fut forcé de repartir pour Stang, afin de donner ses soins aux marins de notre canonnière, presque tous gravement atteints par une épidémie de Gèvre dengue qui sévissait alors dans la province.

Moins chargé d'ornementations que le cé- lébre et merveilleux monument d'Angcor Wat, Beng Malés est un des plus sévères et des plus beaux éditions que construisirent les Khmers. Malheureusement, de plus de quatre cents, frontons remarquablement sculptés qui surmontalent res portes, il n'en est pas dos meuré dix debout, et pas un seul n'est intact. Les quelques débris qu'on en peut voir encore sont d'un rire mérite, et le petit nombre de figures sérieuses ou bouffonnes qu'on y retrouve, scalptées avec une grande finesse, ont une ex- pression étonnante. Les sculptures d'ornemen- tation extérieures et intérieures ne sont pas moins soignées; les femmes presque nues qui orment le pied des pilastres des tours d'angle et de la porte orientale sout de vrais chefs-d'œu-

XRUSH. PREASAT CONG PHLUG. vre, et j'ai vivement regretté de ne pouvoir en A forca d'interroger les gens du pays, je par- rapporter aucune. Le spécimen que nous avons vins à découvrir l'existence de deux nouveaux recueilli dans ce genre est déjà une œuvre de monuments perdus dans les profondeurs de la mérite et cependant il a été tiré d'un monu forêt, à quelques lieues dans l'est de Méléa ment beaucoup moins remarquable. Les enta-M. Ratta visita l'un d'eux, désigné sous le hlements des portes sont couverts de gracieux nom de Krush: il y put reconnaitre les ruines ornemens sculptés avec légèreté quand ils de terrasses étagées avec largos escaliers ja sont au dehors en pleine lumière, et fonillés dis ornés de statues, de lions, de dragons et profondément lorsqu'ile occupent le fond des d'animaux fantastiques, et il en rapporta une galeries ou d'autres endroits sombres.

sorte de grosse gargouille sculptée en forme de tête de dragon."

:

Les motifs d'ernementation des pilastres sont pleins de finesse et d'une incroyable va-

vingt chars, et je les expédiai pour Stung, la canonnière, et la chaloupe qui s'y trouvaient encore les recueillirent à leur bord et les tran portérent à l'embouchure de la rivière d'âm cor où nous devions aller les rejoindre à nove

BEN. PRIASAT PHNOM ROC. -- PONTEAY

PREANUP. — PRÉABAG... ETC.

rait,

BAÏON.

Extrêmement encombré par la végétation, il avait été à peine entrevu par les voyageurs i l'avaient visité jusqu'alors. Grâce à ces ravaux préalables, il nous fat possible d'en elever un plan très-exact, ainsi qu'un grand nombre de dessins et photographies, et des indications suffisantes pour faire plus tard une deconstruction complète de cette œuvre mer- Teilleuse.

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ments servaient peut-être d'ateliers permanents pour l'entretien que ne pouvaient manquer d'exiger sans cesse des ensemblea de construc- tions si ornés et si vastes.

RAPHOUM.

PRICAPITHE

عدد

PIMANACAS.

TAKRO..., ETC. A l'intérieur d'Angcor Tôm, nous dressâmes aussi les plans de Taphoum et de Pimanacas. En même temps, le docteur Harmand stadia la disposition du groupe de Freapithu, ainsi que les tours d'angle de la ville et un autre monument qui nous fut signalé au nord de l'enceinte. M. Ratte, après avoir levé le plan d'une des portes de la ville, commença l'étude du monument de Takeo; mais il fut arrêté

dans e travail par une grave maladio, à la suite de laquelle je dus le faire transporter à Phnom Penh, où houreusement il parvint à se rétablir.

ANGCOR WAT.

VIII

Le docteur Jullien, consacra, de plus, une rande partie de son temps à des essais de

La chaloupe qui avait fait le voyage nous oulages des bas-reliefs qui ornent les galeries ramena M. le capitaine d'infanterie Filoz avec Je ce même. monument. M. Jullien exécuta

un dessinateur et quelques hommes utile ren- Le gros de la mission partit alors sous aussi le moule de la célèbre tête dite du Roi fort que M. le gouverneur de Cochinchine conduite de M. Bouillet, et, après une cours

preux. Ses travaux étaient d'autant plus dif- avait bien voulu nous envoyer sur ma de- halte à la ruine de Ben, fit route directamus les qu'il lui fallait imaginer des procédés demande. Dès son arrivée, M. Filoz s'installa au sur Angear Tom. Ce voyage présenta des di aproduction particuliers, avec le peu de res-

pied d'Angcor Wat, et il empleya son remar- ficultés extraordinaires par suite de la grands

ources qu'on pouvait se procurer près des quable talent à mouler les beaux bas-reliefs crue des eaux qui avait enlevé tous les poud digènes, nos provisions de plâtre et de ci-de la grande galerie occidentale et d'autres des torrents.

mens ayant été entièrement mises hors de

sculptures. ervice lors de la traverséo des torrents, ・・

Dès mon arrivée à Angcor Tom, j'allai visi- les monumente que je n'avais på voir dans on premier voyage, pour me rendre compte Bes travaux les plus intéressants à faire. A ception d'Angeor Wat dont le plan a été dressé sous la direction du commandant de agrée, aucune des ruines n'avait été l'objet Jau travail complet. Je désirais profiter des constances favorables dans lesquelles nous pous trouvions, avec l'aide d'un personnel breux et plein de zèle, pour étudior d'une manière plus étendue et plus détaillée ces mo- taments à peine connus.

j'allai visiter l'édifice indxploré de Preas De mon côté, accompagné de M. Rat,

Phnom Boc. Nous y recueillimes trois bells tétes de statues, dont l'uné à quatro faces eli un des spécimens: los plus précieux qu'il soi possible de rencontrer dans les ruines khme

A la suite de cette excursion, qu'avait é de violents accès de fièvre et nous dèmes fort pénible, nous fumes atteints tous les den

noncer à visiter le monument inconnu de Por teay Prearup et d'autres ruines qui nus étaient signalées aux environs du village Preadac

VII

ANGGOR TOM.

Le 13 septembre, nous arrivâmes à Angu Tom. Je trouvai la mission installée dans e grande case en bambous construite à pote intention au milieu du groupe des ruines, la santé généralo était mauvaise; plusieurs de nos hommes se trouvaient atteints de fieri et de dysseuturies graves, dispositions d'ar tant plus fâcheuses qu'il nous restait encore di nombreux travaux à accomplir.

La province d'Angcor fait partie du royaume de Siam; nos rapports avec les mandarins cette nouvelle contrée devaient être différen de ceux que nous avions entretenus aver mandarins du Cambodge. Déjà, lors de passage à Siem Reap, chef-lieu de la provins M. Bouillet avait eu une entrevue avec le go verneur. Ce mandarin s'était montré t effrayé de notre arrivée et avait déclaré q

Je me fis conduire à l'autre monument, ap-dee ordres permanents du roi de Siam s'oppo“

PRAKANE.

Dès que les travaux forent terminés à Baïon, Bouillet et M. Faraut, accompagnés d'une tie de nos hommes, allèrent camper au ilien des vastes édifices de Prakane. Ces structions, encore inexplorées, paraissent sai fort anciennes. Ellos se distinguent sur

t par la variété de leurs sculptures, la forme péciale de leurs tours, et les gigantesques of

ux fantastiques qui ornent leur enceinte xtérieure. Ces oiseaux à corps de femme, à ste de vautour couronnée, sont adossés d'es- to en espace, comme pour soutenir la mu- ille. Tout Fensemble est entouré d'un large sé, traversé, suivant les axes, par des chaus- es garnies de géants dans un état de couser- ation supérieur à ceux d'Angcor Tom.

TA PROMM., EKORY.

Après avoir exploré Prakano, la mission ressa auccessivement les plans de Ta Prohm d'Ekday. Les portes d'enceinte de ces deux

Depuis quelques jours mon état de faiblesse était tel que M. Bouillet, malade lui-mène, avait du so charger de la direction de la mis- sion. Le docteur Harmand, doué d'une grande énergie et d'une santé qui résistait à tout, no cessa, pendant ces temps difficiles, de faire preuve d'un grand dévouement et de nous rendre des services signalés.

Le 30 octobre, la canonnière mouillait de nouveau devant Phnom Penh. M. Moura vou- lut bien se charger de veiller au transport des sculptures que nous laissions derrière nous; il me promit aussi de faire relever, pendant la prochaine saison des basses eaux, le charge- ment d'une barque coulée dans le lac alust qu'an grand lion s'enlevant sur ses pattes de derrière, pièce très-remarquable, amenée déjà en radeau, jusqu'à l'embouchure de la rivière de Stung, où elle avait également sombré.

radeaux venant de Pracan, un sauvage kony J'appris alors que, pendant la desconte des

avait péri et que deux autres avaient été griè- vement blessés au passage d'un dangereux rapide.

Je remis à M. Moura tout ce qui me restait d'argent sur les fonds de la mission, et il se charges d'indemniser les victimes de l'acci- dent.

Le 13 octobre, nous arrivions à Saigon. L'état de ma santé, gravement comprox me rendait pour le moment incapable d'ex prendre le voyage d'exploration du Ton devenu d'ailleurs impossible, par suit nouvel état politique de co paya, Ła Gian dunt j'étais atteint me contraignant à quit immédiatement la Cochinchine, je dus, į décision du conseil de santé, m'embarquer bord du prochain paquebot pour venir me ré-?" tablir en France.

Je laissais à MM. Ratte ot Jullien le soin de Cependant le séjour du campement d'Angcor Tom était devenu tellement malsain, et l'éveiller à l'emballage de nos sculptures, et de les faire embarquer à bord de transport de tat de santé général si mauvais, qu'il fallut se rendre au campement mieux situé de la grande l'Etat l'Aveyron, sur lequel M. Ratte devait pagode. Nous y passames plusieurs jours à aussi revenir en Franco. mettre la dernière main au plan de ce beau monument, puis nous nous rendimés à Siem Reap.

A notre arrivée dans cette ville, rous trou- vaines M. l'inspecteur Aymoniez qui venait se mettre gracieusement à notre disposition. M. Moura, dont il était l'adjoint à Phnom Penh, nous l'avait envoyé, pensant que son aide et la connaissance qu'il avait de la langue du pays nous seraient utiles. M. Aymoniez me remit une dépêche de M. le gouverneur de Cochin- chine, qui m'engageait à hûter l'achèvement des travaux de la mission et à rejoindre Sui- gon, pour nous disposer à partir pourle voyage d'exploration du Tonking.

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M. le capitaine Filoz, après un séjour d'ua mois à Angcor Wat et une pénible excursion à plusieurs, autres monuments, rentra à Saï- gon, rapportant un grand nombre de moula- ges, de sculptures et de bas-reliofs bien réus- sis. Ces moulages, arrivés trop tard pour partir par l'Aveyron, seront envoyés en France par la plus prochaine occasion.

Le retour précipité de la mission ne nous avait pas permis d'achever les études que nous itous proposions de faire aux monuments Ahmers des environs d'Angeòr. M. Farente- proposa pour retourner pendant la belle sai- son, afin de compléter nos travaux et de visi- ter plusieurs ruines nouvelles que lour étoi- Nos derniers jours avaient été désastreux.gueinent ne nous avait pas permis d'explorer. A Pexception du docteur Harmand, l'état- M. le gouverneur de Cochinchine voulut bien major entier de la mission était malade; une ine promettre de lui venir en aide pour cette grande partie de notre personnel, même nos

excursion complémentaire, et à mon arrivés interprètes indigènes, étaient atteints. Nops en France M. le directeur des beaux arts, vou- Tant égaletuent y concourir, décida qu'une somme de millé francs serait mise à cet effet à

dûmés renoncer à l'étude des monuments so- condaires situés entre Siem Reap et le grand fac, et nous préparer au retour. Nous laissimes à Angcor Wat M. Filoz avec un interprète et quelques hommes. M. Aymoniez garda, la chaloupe, avec laquelle il se rendir à fémbou- chure de la rivière de Stung pour y prendre celles de nos sculpures qui étaient déjà arrivées de Pracan par les radeaux.

Le reste de la mission regagna péniblement

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la disposition du voyageur. Je ne doute pas qu'à l'aide de ces nouvelles ressources, M. Fa- raut ne parvienne à terminer les importants travaux que les circonstances ne nous ont pas permis d'achever et à l'exécution desquels il avait concouru pendant toute la durée du voyage avec un zèle et une intelligence dignes des plus grands éloges.

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